Assassinat de John Fitzgerald Kennedy
Elections américaines 2008 Actualité | Biographie de JFK | Le 22 Novembre 1963 | Autopsie | La balle magique | Les films
Les photos | L'enquête de Jim Garrison | Les intervenants | Résultat | Coïncidences | Conclusion | Bibliographie | Boutique
«

L'enquête de Jim Garrison

 
»

Un homme seul

   Le 31 janvier 1992, NBC a effectué un sondage auprès des américains pour leur demander qui a leur avis avait tué le président Kennedy.
   NBC a reçu 30 000 appels en 3 heures. Pour 51% des personnes qui ont appelé ce fut l’œuvre de la CIA.
   En 1967 seul un homme pensait que la CIA avait tué Kennedy : JIM GARRISON.


L'enquête

   Pour l'enquête concernant l'assassinat de John Kennedy, Garrison interrogea un certain David Ferrie. Ferrie déclara à Garrison en 1963, qu’il ne connaissait pas Oswald et qu’il était partie à Houston pour faire du patin à glace. Garrison remit Ferrie au FBI qui le relacha en lui faisant ses excuses.

   Pendant 3 ans, Garrison oublia Ferrie et ne remit pas en question le rapport Warren lors de sa sortie.
   Jusqu’au jour où il eut une conversation avec le sénateur Russel Long qui lui fit part de ses doutes sur l’honnêteté du rapport Warren.

   Suite à cette conversation, Garrison commanda les 26 exemplaires du rapport Warren (en 3 exemplaires) et en entreprit la lecture. Il est aidé dans son investigation par Lou Ivon.

    Durant la lecture du rapport, Jim Garrison fut assez surpris par certains passages. Pour citer un des exemples, voici de quoi parle une partie du rapport : « Etude des dents de la mère de Jack Ruby ». On peut se demander à quoi cette étude a bien pu servir.

   Jim Garrison se rend compte que Dean Andrews (avocat de la Nouvelle Orléans) avait été contacté le 23 novembre pour être l’avocat de Oswald par Clay Bertrand.
   Andrews avait déjà été contacté pour résoudre des problèmes entre Oswlad et sa femme.
   Garrison appris que Clay Bertrand fréquentait l’établissement de Guy Bannister.
   Il fut convaincu que Ferrie avait menti en déclarant ne pas connaître Oswald. Garrison ouvrit sa propre enquête (une enquête officielle).
   Il trouva des témoins qui déclarèrent qu’il correspondait à Clay Shaw (un des citoyens les plus connus de la Nouvelle Orléans).
   Le 17 février 1967, son enquête fut brutalement rendue publique. Ferrie a ensuite appelé Lou Ivon chez lui. Il avait peur pour sa vie.

   Lorsqu’il lut ce qu’on disait de Ferrie et du complot contre Kennedy, Perry Russo, un jeune courtier en assurance fit son apparition.
   Durant l’été 1963 Perry Russo allat chez Ferrie (un Ferrie toujours obsédé par sa haine du président). Il surprit une conversation entre Ferrie, Oswald, des cubains et Clay Bertrand, qui projetaient de tuer Kennedy en tirs croisés.
   Quand Garrison lui montra une photo de Clay Shaw, il reconnu Clay Bertrand.



L'arrestation de Clay Shaw

 Arrestation de Clay Shaw    Moins d’une semaine plus tard, Lou Ivon reçut un coup de fil désespéré de Ferrie.
   Un fois prévenu, Jim Garrison les rejoint au « Fountain Blue ». Lou Ivon resta avec Ferrie jusqu’à une heure avancée de la nuit. Ferrie lui indique que Oswald, Bannister et Clay Shaw appartenait à la CIA.
   Vers 4 heure du matin, Lou Ivon quitta Ferrie.
   Le lendemain, ils apprennent la mort de Ferrie dans son appartement.
   Ferrie avait laissé des notes pour expliquer son suicide : « Quitter cette vie est un soulagement pour moi. »
   Garrison décida d’arrêter Clay Shaw pour éviter de trouver d’autres « suicidés ».
   Le 1 mars 1967, Clay Shaw est arrêté pour conspiration dans l’assassinat de Kennedy.

   Quand Clay Shaw fut arrêté personne ne savait que l’on cherchait également Clay Bertrand à part les collaborateurs de Jim Garrison. Aucun policier n’avait entendu parler de Clay Bertrand.
   Le policier (Edward Haggerty) qui prit ses empreintes demanda si il utilisait des pseudonymes, il répondit « oui, Clay Bertrand ».
   Jim Garrison traduisit Shaw d’abord devant un grand jury. Après l’audience, le grand jury se prononça pour l’inculpation.
   Mais il fallut 2 ans pour le faire comparaître en justice.
   Les médias se mirent à critiquer Garrison.
   D’après Garrison, Shaw était à la CIA depuis sa collaboration avec la « Mississipi Shipping Company ».

   Garrison juste avant le procès va être appuyé dans sa thèse lorsque que Dean Andrews fut inculpé de faux témoignages. Il avait juré sous serment que Clay Shaw n’était pas Clay Bertrand.

   2 agents veillaient sur Garrison avant le procès, à cause des menaces.
   L’ex-officier de police Roger Craig fut hospitalisé pendant 2 mois, sa voiture avait été piégée. Il avait été chercher des informations pour Jim Garrison, quand il revint à sa voiture, mit le contact et explosa. Plus tard, on apprit qu’il s’était suicidé avec une carabine.

   Surpris par la fuite d'informations, Garrison et Ivon se rendirent compte que certaines personnes que Jim avait embauchées étaient en fait des taupes qui sortaient des documents (liste des témoins de Garrison ...).

   En juin 1967, la chaîne de télé NBC décida de faire une émission sur l'enquête de Garrison.
   Walter Sheridan (Reporter NBC News) demanda à Perry Russo de venir dans un motel où se trouverait Shaw. Il devait dire qu’il ne connaissait pas Shaw, ni Ferrie.
   La commission fédéral considéra l’émission de NBC faussée et ordonna à la chaîne de donner ½ heure de droit de réponse à Garrison.
   Lors d’un deuxième passage dans une autre émission de télé. Garrison qui avait répété avant pour ne pas s’emporter (Il en avait l’habitude avec les médias), connut un grand succès.



Le procès

   Le 22 janvier 1969, Clay Shaw comparait en justice pour avoir conspiré contre la vie du président Kennedy.
   Garrison voulut faire comparaître Allen Dulles et Richard Elms de la CIA pour les interroger sur les liens entre Oswald – Shaw et la CIA. Les autorités refusèrent. Par contre, il obtint le droit de montrer le film de Abraham Zapruder devant un jury. Pour la première fois des citoyens américain allaient voir le film dans son intégralité.

   Le juge Edward Haggerty n’autorisa pas le policier Aloysius Habighorst à témoigner que lors de son arrestation Clay Shaw avait reconnu utiliser le pseudonyme de Clay Bertrand. Le 1er Mars 1969, le jury acquitta Clay Shaw. Lors d’un sondage ultérieur, la pluspart des jurés reconnurent qu'il y'avait bien eu complot pour tuer Kennedy mais pas assez de preuves pour prouver que Clay Shaw y avait été mêlé. Garrison tenta de le poursuivre pour faux témoignages : Shaw déclara qu’il ne connaissait ni Oswald et Ferrie. Le tribunal fédéral local interdit de le poursuivre.

   Mais le témoignage qui a fait basculer le jury est celui de Charles Spiesel, un comptable New-Yorkais, lors du contre-témoignage, il affirma qu'après avoir prit contact avec Garrison, lorsque sa fille revint chez lui (de retour de Louissiane), il l’emmena droit chez lui et pris ses empreintes pour vérifier que c’était bien elle et que le gouvernement ne lui avait pas envoyé un double de sa fille. Le jury l’a écouté et c’était la fin de tout. Ce témoin a tout gâché.
   Mais un des collaborateurs de Jim Garrison, se rendit compte que le batiment où ils avaient interrogé Charles Spiesel appartenait à Clay Shaw.

   Une fois le procès terminé, les notables et les médias locales firent campagne pour que Garrison démissione. Non seulement, il ne démissionnât pas mais en plus, il fut réélu. Comme Garrison était toujours en mesure de poursuivre sa tache, le gouvernement le poursuivit à 2 reprises :

  • 1 fois pour prévarication (il gagna le procès).
  • La deuxième fois, pour avoir omit de déclarer au fisc le pot-de-vin qu’il n’avait "pas" touché et gagnât encore ce procès.

   Jim et sa femme divorcèrent sous la pression (en particulier celles que l'on exerça sur Jim).
   Il échoua dans son troisième mandat, écrivit un roman et fut élu à la 4ème court d’appel de Louisiane où il fut réélu pour un second mandat.


Quelques années après le procès, une photo parue : On peut y voir : David Ferrie, Clay Shaw et Lee Harvey Oswald.

«   »
© Copyright (1999-2017) www.assassinat-jfk.com
Contact | Plan du site | Newsletter